lundi 28 octobre 2013

J'aime ma famille. J'aime ce que je deviens. J'aime ce que je fais.

Bonjour à tous,

Aujourd'hui, c'était la fête de ma liebe Schwester, Eunike. Je lui avais acheté un beau livre de son émission préféré : Yakari. On avait mis tous les cadeaux à la même place : c'était comme sa table. En me levant ce matin, lorsque je suis montée dans en haut pour déjeuner (comme d'habitude), j'ai remarqué que tous les cadeaux étaient ouverts. Y compris le mien. J'étais très choqué que elle ne m'ai pas attendu! En fait, que ma famille ne m'ai point attendu. Je me sentais en peu seule. Mais soudain : je me suis dit " Marie. En ce moment, tu vis un choc. Pose toi certaines questions.

1- Ce que je ressens. Dans ma culture, si on ouvrirait un cadeau de quelqu'un sans attendre que cette personne soit là,ce serait très mal vue, voir impoli.
2-Pourquoi. Lorsque l'on vit un choc, mieux ne pas trop y penser, car on se fait toutes sortes de scénarios, de mauvaises conclusions qui ne sont peut-être même pas réelles. Donc, le pourquoi, je devais le demander. Mais pas maintenant, j'étais trop choquée. Pour ceux qui se disent : "choquée pour un cadeau?". C'est dur à expliquer, mais lorsqu'on vit un échange culturel, tous nos sens sont en alertes, sont amplifiés, nos sentiments aussi.

Donc, par la suite on est allé dans le nord de ma ville, dans une énorme piscine (en fait plusieurs piscines) et on a nagé toute le journée (carrément.)Il y avait une piscine à vagues, et on est allé là avec nos voisins, donc 3 trop mignonnes blondinettes, vous me connaissez, j'ai joué toute la journées avec ces petites filles :)  Donc, en ce moment, je suis crevé physiquement, mais pas mentalement. Warum? J'y viens, un instant.

En rentrant, on a eu un bon souper. Pour en revenir au choc, j'en ai parlé à Monika. J'avais bien fait de ne pas me faire de scénarios. En fait, personne n'était là lorsqu'elle a ouvert ses paquets. C'est quelque chose de très personnelle, c'est ses cadeaux, et si elle n'en aime pas un, elle n'est pas "obligé" de sourire et de dire merci. Lorsque on offre un cadeau, c'est vraiment avec cœur, donc de voir la réaction de la\le fêté(e), c'est plus si important. Bref, une fois que j'ai compris cela, c'est bien plus facile pour moi de l'accepter.
 Un peu de TV, les enfants couchés, moi et ma mère d’accueil avons parlé durant des heures. De toute sorte de chose, mais principalement, de la famille. De la mienne, de la sienne. Nous avons partagés nos différences, j'ai appris à mieux connaitre ma famille, comment ils ont grandis par exemple. Pourquoi ils éduquent leurs enfants de cette façon. Quels sont leurs points de vue par rapport à la vie, la mort, l'espace, le temps. On a échangé et je vois maintenant les Allemands, en général, très différemment. Bien sûr, ils ne sont pas tous comme ça, mais pour ceux qui m'entourent, oui,

Fonceurs. Vaillants. Forts. Analyseurs. Optimistes.

Chaque fois que j'ai du temps libre, je réfléchi. À ce que j'étais. À ce que je veux devenir. À ce que je suis, qui je suis. Mes forces, mes faiblesses. Mes fiertés, mes défauts à travailler. Ce que j'apprend maintenant, vais-je encore m'en servir en revenant au Québec? Que vais-je devenir? Suis-je prête à commencer ma vie? À me prendre en main?À devenir moins paresseuse, et plus fière, plus fiable, plus travaillante? Qu'à me fixer des objectifs, que j'atteindrai, je pourrai me dire " Bravo. Tout ça, c'est toi qui a fait ça."  Pourquoi diable suis-je si philosophique?

Mais pour l'instant, je dois vivre. Me lever chaque matin et me coucher chaque soir, avec un sentiment de réalisation. Je peux être fière de ce que fais.

Je vous laisse avec ce proverbe d' Albert Einstein, qui est, pour rester dans le thème, un Allemand :)

"La vie, c'est comme une bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre."

#Santiano#GardenEden#FreiWieDerWind